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Aux sauvaginiers d'Aquitaine...

La chasse des canards sauvages à la tonne, que l'on tombe dedans tout petit ou au gré du temps, par hasard au détour d'une rencontre, lorsque le virus opère, c'est pour la vie que l'on devient sauvaginier.

L'Aquitaine, région riche de traditions de chasse aux oiseaux migrateurs où l'homme n'a eu de cesse d'avoir l'œil fixé sur l'horizon. Du nord de la Gironde aux Pyrénées, des palombières à la cime des arbres aux tonnes enterrées, le guetteur de migrateurs a nourri au fil du temps sa réflexion et enrichi ses techniques de chasse. Comme le pantayre, le paloumayre, le tonnayre est de ces hommes-là.

Au fil du temps, le sauvaginier a perfectionné son attelage avec les meilleurs appelants, son matériel, ses formes, ses attaches, son lieu de chasse. Une débauche d'ingéniosité sans cesse renouvelée dans l'espoir de pouvoir toujours leurrer l'oiseau tant convoité.

Durant l'intersaison, le sauvaginier entretient ses appelants, il veille consciencieusement à sa zone humide, son lac de tonne, son installation. Seul, dans le silence des petits matins printaniers, sous les orfèvreries des marécages, Il observe les mâles colverts en petites bandes posés sur sa mare, loin des femelles bien cachées, encore occupées à la couvaison. La huppe et le coucou chantent sur les grands arbres à la périphérie du marais, les limicoles passent d'une mare à une autre à la recherche de vermisseaux, les hirondelles effleurent les roseaux en direction du nord, il sait qu'il est un observateur privilégié de la nature. Lui le sauvaginier, le passionné qui en connaît les odeurs, les bruits, la faune et la flore, lui l'homme du marais.

La vie d'un sauvaginier c'est le plaisir du temps passé à sa passion, le plaisir du temps qu'il fait tout simplement… Du bonheur de la chasse estivale où il fait bon partager un apéritif convivial avec son voisin de tonne sous le soleil couchant, de celui des petits brouillards matinaux de septembre qui annoncent les premières sarcelles d'hiver, de ceux des grands froids de janvier où, dans la chaleur de la tonne, le sauvaginier attend la vague des migrateurs avec en point d'orgue l'apothéose de l'attente des oies cendrées en février. En fait, toutes les saisons ne sont que bonheur pour le chasseur de migrateurs.

Pour le sauvaginier, la saison de chasse s'écoule au rythme des saisons, du temps, des vents, des marées, et des caprices de dame nature, ponctuée d'espoirs, de réussites et de déconvenues.

À peine la saison terminée qu'il pense déjà à la suivante, rêvant d'autres migrations et de belles réussites… Une chasse qui remplit plus souvent l'imaginaire que le carnier, ce qui fait tout son charme et sa beauté ­ensorceleuse.

La chasse des canards sauvages à la tonne, une passion à partager sans modération...

Eddie Puyjalon
Sauvaginier d'Aquitaine

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